Après un séjour inoubliable avec les petites chouettes de montagnes dans les Alpes du Sud en Octobre 2022 (voir mon article https://karinswildlifediaries.org/fr/portfolio/lutins-dautomne/) j’ai vraiment hâte d’y retourner cette année. La chevêchette d’Europe, une chouette format miniature, haut comme un merle, est une espèce qui me tient particulièrement à cœur. C’est la cinquième fois que je viens la rejoindre dans cette belle vallée des Alpes……
Mais les années ne se ressemblent pas et contrairement à l’automne 2022 où nous étions sous un ciel bleu avec un soleil radieux, les prévisions météo cette année ne sont pas encourageantes. Cela me rappelle mon tout premier séjour en novembre 2018 (voir https://karinswildlifediaries.org/fr/chevechette-deurope-episode-1-2/) où nous avons passé 2 jours sous la pluie à leur recherche.
Après un automne 2023 particulièrement chaud et sec jusqu’à la mi-octobre, mon séjour coïncide malheureusement avec l’arrivée de la pluie un peu partout en France. Nous évoluons dans les sous-bois, ainsi les conditions lumineuses pour la photo ne seront pas idéales, mais on devrait avoir de belles ambiances.
Le premier jour nous partons dans un secteur en altitude, en espérant que les mélèzes ont déjà changé de couleur là-haut – en bas dans la vallée, ils sont encore verts malgré les chaleurs récentes. Le terrain est escarpé, certains sont trop chargés pour évoluer aisément dans les pentes raides, mais heureusement nous ne devons pas marcher longtemps avant de repérer le premier chanteur. Ce premier jour les averses sont peu nombreuses et de courte durée, la lumière en sous-bois manque cruellement mais la chevêchette est là et nous offre de bons moments avec elle (ou plutôt lui, puisqu’il s’agit d’un mâle chanteur…)
Le 2ème jour s’annonce bien pire, ainsi nous avons changé de secteur pour être à proximité d’un refuge sommaire qui nous permettra de nous abriter en cas de besoin. Et c’était la bonne décision car c’est le déluge ! Nous réussissons quand même à localiser un chanteur courageux le matin, mais dés que la grosse pluie arrive, il part se mettre à l’abri. On ne peux pas lui en vouloir, nous faisons de même dans l’espoir que l’on aura peut-être quelques éclaircies un peu plus tard. Mais le temps passe et le ciel ne fait que s’assombrir et la pluie tombe de plus en plus fort. A défaut de chouettes, j’ose quelques petites sorties sous le parapluie à proximité du refuge pour capturer l’ambiance magique sous la pluie. L’eau fait ressortir les couleurs, les érables commencent tout juste à se parer de leur plus belles couleurs d’automne. Les vieux arbres, couverts de lichens brillent sous les gouttes d’eau. Vers 16 heures tout le monde commence à avoir froid et vue que la météo ne risque pas de s’améliorer, bien au contraire, nous partons pour rejoindre les voitures. Dommage, mais par ce temps les chouettes, pourtant habitués au climat montagnard rude, préfèrent rester à l’abri.
Voici donc le résultat de 2 jours de recherches de la petite chevêchette, malgré une météo vraiment peu propice, les ambiances étaient superbes et tout le monde a pu réaliser de belles images. Elle sont complètement différentes de celles que j’ai pu faire l’année dernière, mais c’est bien le but! Un grand merci à Stéphanie, David et Marco pour ce séjour très réussi malgré la météo et d’avoir partagé votre passion!